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Marie de la Chaume : spécialiste de la «frivolité» à l'atelier Coats

Aussi loin qu'elle remonte dans sa mémoire, Marie de la Chaume se revoit toujours un ouvrage à la main (crochet, tricot, couture, broderie…) dès qu'il s'agit de tuer le temps, fussent trois minutes dans une salle d'attente. A 8 ans, elle passe un an avec sa grand-mère catalane qui lui apprend la technique de la frivolité.



Marie de la Chaume : spécialiste de la «frivolité» à l'atelier Coats
En 1995, lorsqu'elle voulut retransmettre cette technique à des amies, le geste lui est revenu, très rapidement, comme par instinct .

Comme elle le dit elle-même, la technique de la frivolité paraît simple avec ses deux seuls petits nœuds ; seulement il y a un geste, et lui, il faut le saisir et pour bien le saisir, il faut s'entraîner, s'entraîner…

De fait, parmi toutes celles qui ont essayé de l'apprendre seules en partant d'un livre, rares sont celles qui peuvent s'enorgueillir d'être parvenues à la maîtrise parfaite du geste…



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Le retour de la couture !

Du temps où les filles n'avaient pas systématiquement deux mains gauches (contrairement à ce qu'essaie de nous faire croire l'Education Nationale qui a, depuis triste lurette supprimé de ses programmes l'enseignement de la couture), on apprenait aux demoiselles à faire un ourlet, trousser une boutonnière, assembler deux lés de tissu, soit en se piquant les doigts, soit en les piquant à la machine. Un certain féminisme imbécile a mis au ban des apprentissages ces arts simples, transformant nos jeunes filles en niguedouilles dès qu'un bouton manque à leur chemise.

Mais chaque errance a un terme. La mise à l'index de la couture a vécu et coiffer à nouveau son majeur d'un dé de métal redevient à la mode. La couture rapplique avec ses subtilités, son côté pratique, esthétique, héroïque aussi. Etrenner, d'un fier mouvement des hanches le jupon à volants qu'on s'est taillé la veille ou se coucher sous un couvre-lit fait-maison sont des sentiments absolument délicieux.

Le lin qui danse chante nos louanges. Il dit : cette femme-là sait faire marcher ses mains, sa tête, son imagination ET une machine à coudre. Cette femme sait ce qu'elle veut et n'a peur de rien. Cette femme, qui s'est épaté en réussissant ce que tant de gens jugent difficile à faire est épatante.

Dans cet ordre d'idées et pour en donner à toutes celles qui ont à cœur d'embellir leur maison, les Editions de Saxe viennent de publier Couture Déco, un grand et beau livre de l'anglaise Emma Hardy qui propose, sur le sujet, une mine d'idées. Du salon à la salle à manger en passant par la cuisine, les chambres, la salle de bains, les enfants ou même le jardin, l'auteur explique par le menu 50 projets simples à faire le temps d'un week-end. Faciles et bien expliqués, ces ouvrages qui mêlent la couture traditionnelle au patchwork ou à l'appliqué sont autant d'opportunités de changer son cadre de vie en deux temps trois mouvements. Étoffes fleuries, volants et galons y mènent un train joyeux autour d'objets jolis et astucieux.

Valérie Lejeune


Couture déco. Editions de Saxe, 178 p. 24,50 Euros


Le retour de la couture !